Quand est ce qu'on commence
Par Nicolas Tallet le vendredi, 2 février 2007, 22:35 - Societe et internet - Lien permanent
Je viens de tomber sur une série de trois articles d'automates intelligents, intitulés La Grande Crise et le retour aux économies mixtes. La première partie, les causes profondes de la Crise, traite des causes qui nous ont mené jusqu'à cette crise écologique annoncée qui se poursuivra par une crise économique. La seconde partie, Le retour aux économies mixtes, tente de donner une solution pour résoudre "la grande crise" en faisant intervenir un consensus primordial en niveau international afin de réguler politiquement certains secteurs de l'économie. La troisième partie, les devoirs des scientifiques, insiste sur les responsabilités des scientifiques vis à vis de la crise attendue et sur la façon dont ils peuvent agir afin de peser sur le consensus primordial à réaliser.
Je vous invite à aller lire ces articles. Ils sont un peu long mais ils donnent un éclairage intéressants sur la situation de crise majeur que l'on nous annonce et donnent surtout matière à réfléchir sur nos comportements de consommateurs, de salariés, de citoyens. Je me suis permis de faire quelques réflexions mais ce n'est pas obligé de les lire 
A titre personnel, même si ceci me dépasse, même si pour ceci, je n'ai qu'un pouvoir d'action très limité (c'est peu dire), je me sens concerné par la situation. Je pense que le monde dans lequel je vis n'est pas raisonnable et même paradoxal par rapport aux valeurs enseignées. J'ai appris à l'école qu'en toute chose il fallait un équilibre et qu'il fallait me comporter avec mesure et discernement. Lorsque je regarde la télé, on m'indique qu'il faut que je consomme toujours plus pour maintenir la croissance de mon pays même si je n'ai pas les moyens financiers pour cela au risque de m'endetter. On me demande d'avoir un comportement déraisonnable en me faisant croire que c'est pour mon bien. Perso, mon temps de cerveau disponible je l'utilise à comprendre ce que je fais sur cette terre et à tenter des actions plus ou moins conscientes qui peuvent être perçues comme positives!
Ce que je vois surtout, c'est l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Nous nous trouvons dans un cul de sac et les déodorants mis jusque là commencent à ne plus couvrir l'odeur pestilentielle qui se dégage. Je sais que nous allons souffrir de cette grande crise à plus ou moins brève échéance. J'attends avec vigilance ce moment en agissant notamment sur les économies que je peux faire sous mon propre toit de manière à minimiser mon impact. Ce qui me semble fondamental cependant, est que, lorsque cela arrivera, je me devrais d'être le plus solidaire possible de mes voisins, de mon quartier, de ma ville... C'est, pour moi, la seule garantie de notre survie. Le partage et la solidarité devront être au centre de nos intérêts particuliers. En résumé, je préfère souffrir moins ensemble que beaucoup tout seul!!!