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mercredi, 7 juillet 2010

La grande aventure

Je suis un lent et Je prends mon temps pour écrire et du reste on me le reproche un peu. Ce n'est pas pour me déplaire car je préfère cela plutôt que de ne rien entendre :-) . Pour donner un ordre d'idée de ma lenteur, j'ai débuté ce billet en octobre 2008 ;-)

Cela fait maintenant pas mal de temps que je réfléchis sur mes relations avec les autres et sur les relations aux autres. Ce n'est pas fini pour autant du reste! Pour moi, l'aventure se situe là. Quand pour certains, l'aventure c'est le voyage, l'éloignement familiale, la découverte d'autres cultures; pour moi ce sont les relations entre les humains. Je ressens profondément en moi, en nous, la peur. Peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de blesser, de ne pas comprendre et cela finit toujours par des jugements de valeurs qui n'ont aucun sens. Finalement, on s'aime mais on est tellement maladroit et/ou trop silencieux que les relations s'aigrissent, s'étiolent et se terminent. Apprendre à écouter est pour moi la base de la relation et on ne nous l'apprend pas. Pourquoi?! Au départ il y a une incompréhension et cette incompréhension se mue en problème, le problème en crise et si on n'arrive pas à vraiment se parler cela peut aller jusqu'à la haine dans le pire des cas. Je veux dire que dans une relation, les torts ou les raisons sont toujours partagés et il faut assez de courage pour reconnaître que notre vision de la situation n'est pas la seule et stricte vérité et que même quelque fois on est à coté de la plaque. On peut s'égarer.

Et puis, il y a les affinités que nous pouvons avoir les uns envers les autres. Cet élan d'amour inexplicable qui nous porte vers l'autre, qui nous pousse à prendre plaisir à l'écouter, à l'accepter tel qu'il est et bien entendu à partager avec lui des moments de complicités. Quant cela arrive c'est vraiment super mais cela n'exclut pas les autres amis. Les affinités ne sont pas exclusives et il y a toujours de la place pour les autres.

Apprendre à recevoir les sentiments négatifs, comprendre qu'il ne s'agit pas de soi dont la personne se plaint mais bien des difficultés qu'elle éprouve et qu'elle n'arrive pas ou difficilement à gérer. Apprendre aussi à recevoir les sentiments positifs n'est pas choses évidentes non plus. Avoir l'humilité de reconnaître que d'autres nous apprécient n'est pas simple. C'est toujours une aventure et quand une personne accepte de se laisser porter cela peut donner des choses magnifiques. Mettre son arrogance de coté et se dire que nous avons besoin des uns et des autres voilà quelque chose qui me parle, qui me réconcilie avec mes semblables.

Je crois que chacun est là pour vivre des expériences et qu'il y a beaucoup d'inconscient dans celles-ci! Comme si quelque chose nous poussait malgré nous. Je comprends que la beauté et la perfection du monde est là, présente devant nos yeux et que nous ne voulons pas le croire... à commencer par moi! :-)

Combat intérieur

lundi, 26 avril 2010

L'amour de la vie

J'ai 36 ans et petit à petit je sens que les choses évoluent. Tout d'abord mon corps. J'ai la vue qui baisse légèrement même si tout va bien selon les critères de médecine, je le sens. mon corps évolue, ces réactions se font moins aisés, légèrement moins et je le sens. Mon cœur tape dans ma poitrine avec plus de force mais moins facilement qu'avant. Je mange un peu trop, je suis gourmand et le vin, même si je l'apprécie, me fait des aigreurs d'estomac. Ces signaux faibles que mon corps m'envoie sont autant de limites qui me font dire que le temps passe et que ma vie est comptée. Mon corps me donne sans compter parce que c'est une machine magnifique mais il est comme un sablier, grain par grain il s'épuise petit à petit.

Et puis il y a les sentiments et les peurs. L'autre jour, j'ai entendu dans la nuit une femme qui pleurait, qui répétait sans relâche à son compagnon d'arrêter. Je devinais la voix sourde et mauvaise de l'homme énervé. Cette voix éplorée accentuée par le silence de la nuit m'a vrillé les tripes. Je réalise que mes émotions impactent mon corps directement qu'il n'y a pas de protection et que je dois vivre avec cela. Je suis capable de contrôle mais je vis en permanence avec mes émotions et quelque fois c'est très difficile. Et puis, la mort de quelqu'un ou la rencontre d'une personne que l'on admire profondément sont autant de sensations qui nous renvoient à un essentiel dans notre vie, celui de vivre pleinement, de sucer la moelle secrète de la vie, d'approcher de la vérité de ce qu'on est pour comprendre ce qu'on fait là :-)

Et puis il y a les autres, comme des miroirs nous renvoient nos propres images, nos attitudes ambivalentes, nos turpitudes. A la fois destructrices et enrichissantes, les relations avec les autres ne sont jamais simples reliées directement avec la relation que nous entretenons avec nous-mêmes. Entre incompréhensions et reconnaissances, le spectre est infini. Doit-on se fermer pour autant, je ne le crois pas. Je pense au contraire, que nous pouvons vivre ensemble avec la force de rester soi-même tout en gardant l'esprit ouvert.

Au final, pas grand chose à dire, juste l'humilité de me dire que j'ai l'urgence d'une vie pour accepter que les choses sont ce qu'elles sont, aimer la vie en somme ;-) !